Paolo Rossi, de banni à roi du monde…

Si son nom a été associé au premier scandale de paris clandestins en Italie, Paolo Rossi reste le grand homme de la coupe du monde 1982. Auteur de 6 buts, il est sacré champion du monde avec la squadra azzura et va ensuite rafler tous les titres possibles avec la Juventus.

C’est la Vieille Dame qu’il l’avait repéré dans sa jeunesse et fait venir en 1972. Mais des blessures à répétition l’empêchent de faire son trou à Turin. Après un premier prêt à Côme, il part à Vicence en série B (1976). Son entraîneur le replace dans l’axe et Rossi explose à ce poste, marquant à 21 reprises. Le club monte en série A en 1977 et termine la saison suivante sur la seconde marche (derrière la Juventus). Avec 24 buts, Rossi termine encore meilleur buteur. Il est, à ce jour, le seul joueur à avoir enchaîné les titres de meilleur réalisateur de série B puis série A.

La saison suivante est plus compliquée. Vicence est relégué. Rossi part à Pérouse, où il marque 13 fois. Mais en mars 1980 éclate le scandale du Totonero. Paolo Rossi, qui aura toujours clamé son innocence, est suspendu 2 ans.

Il signe à la Juventus à la fin de sa suspension et termine la saison 1981-82 avec le club turinois sur titre de champion (3 matches et 1 but). Les succès vont ensuite se succéder pendant 3 ans : coupe d’Italie en 1983, scudetto, coupe des coupes et super coupe d’Europe en 1984 et enfin la coupe des champions en 1985. Mais le grand Paolo est sur le déclin. Gêné par des blessures à répétition, il part au Milan où il ne reste qu’une saison avant de jouer une dernière année au Hellas Verone.

Si l’histoire de Paolo Rossi avec la sélection italienne ne démarre que fin 1977 (Belgique, victoire 1-0), il participe tout de même à la coupe du monde 1978. L’Italie termine quatrième, et avec 3 buts et 4 passes décisives, Rossi est une des grandes satisfactions italiennes. Sa suspension lui fait rater l’Euro 1980 (joué en Italie), et même s’il ne joue que 3 matches à la fin de la saison 1982, Enzo Bearzot le sélectionne pour la coupe du monde. Le numéro 20 italien sera le grand homme du mondial espagnol : 6 buts marqués (3 contre le Brésil, 2 contre la Pologne et un contre la RFA), sacré meilleur joueur de la compétition et surtout vainqueur de l’épreuve. Il décroche également en fin d’année le ballon d’or. La suite sera plus compliquée. L’Italie ne se qualifie pas pour l’Euro 84 et s’il est retenu pour la coupe du monde 1986, Rossi ne joue aucun match.

Lors des hommages rendus par ses anciens coéquipiers lors de son décès, Michel Platini expliquera « Après 1982, c’est un peu comme s’il avait fait le tour : c’était le summum de sa vie. Après, c’était différent, il jouait, mais sans jamais être tendu, c’était étonnant. »

EN COMPLEMENT

L’article de chroniques bleues sur le buteur italien : Paolo Rossi et le flipper de Mar del Plata

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