Les petits noms des trophées

Les joueurs de l’équipe de France étaient surnommés les Tricolores avant de devenir les Bleus et les Lensois sont aussi connu en tant que Sang et Or. Kopa, première grande star français, était aussi appelé le Napoléon du football et le Chaudron fait référence au stade de Saint-Etienne. Les surnoms sont nombreux dans le monde du ballon rond et les trophées n’échappent pas à la règle.

Le premier trophée de la coupe du monde, baptisé Trophée Jules Rimet, était une représentation de Niké, déesse aillée de la victoire portant un calice octogonal. Il était connu sous le nom de la victoire aux ailes d’or.

En 1966, le real Madrid obtient le droit de conserver à titre définitif le trophée de la coupe des clubs champions européens. Un nouveau trophée est mis en jeu. En plus de sa taille importante, il se caractérise par ses anses particulièrement marquées qui lui vaut le surnom de la coupe aux grandes oreilles.

Les deux premiers trophées du football anglais ont eu droit à leur surnom. La toute première FA Cup, utilisée jusqu’à son vol en 1895, était surnommé Little tin idol. La traduction littérale (petite idole en étain) n’est pas très parlante… Ce surnom voulait plutôt faire passer l’idée que ce premier trophée du football était très convoité et presqu’élevé au rang d’idole. Pour sa part, le premier trophée de champion d’Angleterre, aujourd’hui utilisé pour récompenser le champion de Division 1 (second niveau professionnel anglais), doit son surnom à la silhouette de femme placée en son sommet. Il est connue sous le nom de The Lady (la dame).

En 1944, le trophée Hak Holdert (Coupe des Pays-Bas) disparait pendant les combats de la guerre. Deux ans plus tard, un nouveau trophée est crée. Sa forme assez inhabituelle fait penser à une pomme de pin. Le terme dennenappel (pomme de pin en néerlandais) entre vite dans l’imaginaire collectif et c’est sous ce nom que le trophée est connu maintenant.

La forme de la coupe d’Allemagne, dont le trophée actuel a été créé en 1965, évoque un peu un calice avec un pied très large sur lequel sont gravés les noms des vainqueurs. Il est vite devenu « der Pott » (le pot).

C’est l’artiste plasticien Maurício Salgueiro qui a conçu la récompense remise au vainqueur du Brasileirao à partir de 1975. Il s’agit d’une structure métallique contenant 155 sphères d’argent et une en or. Ce trophée est logiquement devenue la coupe aux Pois (Taça das Bolinhas).

Le trophée qui a récompensé le champion de France entre 2003 et 2006 était une oeuvre d’Andrée Putman. Il s’agissait d’un buste aux poumons gonflés par l’effort. Il a pris le surnom de Tunique argentée.

Les supporters n’hésitent pas non plus à utiliser des surnoms pour les trophées qui ne leur plaisent pas. En Australie, le trophée de champion est une allégorie aux couronnes de lauriers remises aux premiers vainqueurs des olympiades. Mais pour certains fans australiens, il s’agit plutôt d’une cuvette de WC. Tout comme en France, certains ont vu un « trou de balle » là où l’artiste voulait faire passer son oeuvre pour une représentation de l’hexagone.

ET POUR FINIR

Merci à Joffrey Pointlane pour les précisions qu’il m’a apportées sur le sens de Little tin Idol

Un commentaire sur “Les petits noms des trophées

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s